Lesdocuments auparavant secrets rĂ©vĂšlent l’existence d’une coalition d’environ 2 000 anciens officiers – vĂ©tĂ©rans de la Wehrmacht de l’époque nazie et de la Waffen-SS – qui ont dĂ©cidĂ© de constituer une armĂ©e dans l’Allemagne d’aprĂšs-guerre en 1949. Ils ont fait leurs prĂ©paratifs sans mandat du gouvernement allemand, Ă  l’insu du parlement et, selon les

De nombreux Français ont travaillĂ© pour les divers services de sĂ©curitĂ© allemands. La Gestapo comportait en ses rangs 6 000 agents français 2 500 Allemands et 24 000 informateurs. Durant la mĂȘme pĂ©riode, la RĂ©sistance compta 150 000 membres permanents et 300 000 occasionnels. Parmi les aides de la Gestapo, on relĂšve le parcours invraisemblable d’Henri BarbĂ©. Ouvrier mĂ©tallurgiste, il adhĂšre Ă  15 ans aux Jeunesses socialistes. Partisan de l’adhĂ©sion Ă  la IIIe Internationale, il opte pour le Parti communiste. En 1926, il succĂšde Ă  Jacques Doriot comme secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Jeunesses communistes, avant d’accĂ©der au Bureau politique en 1927. En 1929, il remplace Pierre SĂ©mard Ă  la tĂȘte du PCF, dans une Ă©quipe qui comprend Ă©galement Maurice Thorez et Pierre CĂ©lor. En 1931, il est mis en cause au cours d’une rĂ©union du Bureau politique auquel participe le reprĂ©sentant de Moscou, Manouilsky. AccusĂ© de fractionnisme, il est Ă©liminĂ© du BP et remplacĂ© par Thorez. Il est rĂ©trogradĂ© au poste de secrĂ©taire du rayon de Saint-Ouen. Exclu du PCF en 1934, il rejoint Jacques Doriot et fonde avec lui le PPF dont il est secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de 1936 Ă  1939. Il rejoint le RNP de Marcel DĂ©at. CondamnĂ© aux travaux forcĂ©s Ă  la LibĂ©ration, il est libĂ©rĂ© fin 1949. Il participe alors Ă  la revue anticommuniste Est-Ouest. Il meurt en 1966. DĂšs l’étĂ© 1941, il Ă©tait devenu l’agent personnel de Karl Bömelburg, chef de la Gestapo Ă  Paris. En 1943, les nazis l’aident Ă  installer Radio-VĂ©ritĂ© oĂč il propage ses idĂ©es des figures les plus abjectes de la collaboration fut certainement Henri Chamberlin dit Henri Lafont. Issu d’un milieu populaire, il est condamnĂ©, adolescent, Ă  la maison de correction. En 1930, il est proxĂ©nĂšte et indicateur de police Ă  Marseille. En 1940, il est condamnĂ© pour insoumission. Au dĂ©but de l’Occupation, il fonde un bureau d’achats pour le compte de la Wehrmacht. Il recrute ses premiers hommes de main parmi les dĂ©tenus de Fresnes. Il obtient la nationalitĂ© allemande avec le grade de capitaine. Il livre Ă  la Gestapo Otto Lambrecht, un des chefs de la RĂ©sistance belge. Il le torture de ses propres mains. 600 membres du rĂ©seau tombent. Il est rapidement secondĂ© par le premier policier de France » Pierre Bonny qui avait Ă©tĂ© chassĂ© de la police en 1935 pour trafic d’influence et dĂ©tournement de fonds. Lafont pille des Ɠuvres d’art appartenant Ă  des familles juives. En aoĂ»t 1944 cache son trĂ©sor de guerre estimĂ© Ă  200 millions de francs un instituteur gagnait environ 1 000 francs par mois. Il se rĂ©fugie en Espagne. Il se rend sans rĂ©sister le 30 aoĂ»t. Bonny et Lafont sont condamnĂ©s Ă  mort. Au moment de mourir, Lafont dĂ©clare Ă  son avocate Je ne regrette rien, quatre annĂ©es au milieu des orchidĂ©es, des dahlias et des Bentley, ça se paie ! Dites Ă  mon fils qu’il ne faut jamais frĂ©quenter les caves ». Il tombe sous les balles du peloton d’exĂ©cution la cigarette aux lĂšvres. Il n’est pas exclu que la French Connection ait Ă©tĂ© financĂ©e par l’argent de la bande Lien fut un bel exemple de rĂ©sistant retournĂ© par les nazis. Agent de la SNCF, il fait la connaissance en novembre 1940. Il est arrĂȘtĂ© le 2 novembre 1941. Il accepte de travailler pour les nazis et leur donne des renseignements sur Frenay et Bertie Albrecht qui se suicidera par pendaison dans le quartier des droits communs de la prison de Fresnes. La collaboration de Lien dĂ©bouchera sur l’exĂ©cution de 420 rĂ©sistants. Le 20 juillet 1946, Lien est condamnĂ© Ă  mort et fusillĂ© le 30 000 Français se sont battus sous uniformes allemands contre les SoviĂ©tiques. Une loi votĂ©e le 22 juillet 1943 les y autorisait. Ce fut le cas de nombreux membres de la LVF endossant l’uniforme de la Waffen-SS. Pour eux, il n’y a plus qu’un ennemi le bolchevisme. Ces hommes placent trĂšs haut la discipline, le sens du sacrifice, le mĂ©pris de la mort ». L’Internationale SS compte 600 000 non Allemands. L’un d’entre eux Ă©crit Je veux rompre avec le monde bourgeois qui m’entoure, celui de ma famille. Je crois au mythe de la rĂ©volution fasciste. Cet engagement est pour moi une rupture avec le monde ancien ». Pour un autre, Le marĂ©chal PĂ©tain entretient notre esprit dans une mentalitĂ© de vaincus. Cela devient insupportable. Je dĂ©couvre en ville des affiches d’une grande beautĂ© esthĂ©tique appelant Ă  s’engager. On ne pourra pas me reprocher d’ĂȘtre un opportuniste la guerre semble ĂȘtre perdue par l’Allemagne. Je m’engage en 1944 dans cette nouvelle chevalerie du Graal. »Des mouvements hostiles Ă  la RĂ©publique française vont prendre le train nazi en marche. C’est le cas des 600 Ă  3 000 selon les sources autonomistes bretons. Certains rejoignent mĂȘme la Gestapo allemande sous le nom de Kommando de Landerneau. Issu d’une famille catholique d’extrĂȘme droite Parti social français, Edouard Leclerc, le fondateur des supermarchĂ©s, fut emprisonnĂ© six mois aprĂšs avoir Ă©tĂ© accusĂ© d’avoir donnĂ© plusieurs noms d’habitants de Landerneau. Il bĂ©nĂ©ficiera d’un non-lieu en fĂ©vrier supplĂ©tifs français dans la traque aux Juifs furent nombreux 1 200 personnes Ă  Paris et organisĂ©s sous l’égide de Xavier Vallat puis Louis Darquier de Pellepoix qui dirigĂšrent le Commissariat gĂ©nĂ©ral aux questions juives dont l’une des fonctions Ă©tait d’aryaniser les biens des Juifs dĂ©noncĂ©s aux Allemands. Alphonse de ChĂąteaubriant rien Ă  voir avec le grand Ă©crivain rallia Ă  sa suite 42 000 individus dans le Groupe collaboration avant de mourir dans un monastĂšre du Tyrol. Marc Augier, pĂšre du journaliste-animateur Sylvain Augier, anima les jeunes du Groupe collaboration. Avant la guerre, proche de LĂ©o Lagrange, il avait organisĂ© le mouvement des Auberges de jeunesse et avait Ă©tĂ© l’ami de la communiste DaniĂšle Casanova. Il s’engagea dans la LVF, passa par Sigmaringen avant de se rĂ©fugier en AmĂ©rique latine et d’apprendre le ski Ă  Evita Peron. Sous le pseudonyme de Saint-Loup, il Ă©crivit de nombreux ouvrages, dont certains consacrĂ©s aux SS, et rata de peu le Goncourt, juste avant qu’on ne dĂ©couvre qui il Ă©tait vraiment. À noter Ă©galement le Parti national français collectiviste de Pierre ClĂ©menti et Robert Hersant, futur magnat de la presse française Le Figaro, La Voix du Nord, quotidien d’abord rĂ©sistant et socialiste, cinq fois réélu dĂ©putĂ© sous cinq Ă©tiquettes diffĂ©rentes que le pompidolisme et le giscardisme couvrirent d’honneurs et de puis il y a la collaboration Ă©conomique dont l’auteur dĂ©plore qu’elle soit survolĂ©e dans ce fichier 245 noms seulement. Cela dit 100% de l’industrie aĂ©ronautique, 100% de la grosse forge, 80% des bĂątiments des travaux publics, 60% de l’industrie du caoutchouc produisent Ă  destination de l’Allemagne. » Louis Renault que ses ayants droit ont longtemps tentĂ© de faire rĂ©habiliter fournit 34 000 vĂ©hicules Ă  l’armĂ©e allemande. TrĂšs peu de dirigeants Ă©conomiques seront condamnĂ©s Ă  la LibĂ©ration. On note l’exception de 23 des 48 grandes maisons de nĂ©goce de vin de Bordeaux. Il faut Ă©voquer la contiguĂŻtĂ© quasi incestueuse de mouvements fascistes menĂ©s par EugĂšne Deloncle CSAR, OSAR, Cagoule avec les parfumeurs de L’OrĂ©al d’EugĂšne Schueller, le pĂšre de Liliane Bettencourt. Monsavon finança la LVF. Mais le petit enfant de la publicitĂ© pour BĂ©bĂ© Cadum Ă©tait un Juif, français d’origine roumaine, dĂ©chu de sa nationalitĂ©, qui rejoignit la RĂ©sistance !Le fichier des collaborateurs compte 82 148 hommes et 14 344 Femmes. L’aristocratie française y est surreprĂ©sentĂ©e 1 357 entrĂ©es. Mais assurĂ©ment pas la haute Fonction publique, les corps constituĂ©s en gĂ©nĂ©ral. En revanche, on trouve en pagaille des petits commerçants, des instituteurs, des curĂ©s de campagne, des GENSANE Paris Le Cherche Midi, Partie
ARome, sous l'empire, une propagande pour la Paix; La propagande de la Waffen-SS pour son recrutement au sein du Reich; Les affiches de propagande soviétiques : Mythes et pouvoir; Les timbres du régime de Vichy; LES CONFRONTATIONS DES PROPAGANDES. Les affiches de la propagande nazie ; La bataille des " V "PROPAGANDE ET CONSTRUCTION DE
Introduction1Au xxe siĂšcle, l’histoire des 75 000 Belges germanophones est celle d’un passĂ© mouvementĂ© [2]. Devenue belge Ă  la suite du traitĂ© de Versailles, la population, prussienne depuis 1815, des deux Kreise d’Eupen germanophone et de Malmedy en partie wallonne ou francophone a vĂ©cu des conflits de loyautĂ© rĂ©sultant du nationalisme exacerbĂ© si typique de la premiĂšre moitiĂ© du siĂšcle dernier. Le symbole de ce passĂ©, mais aussi de ces conflits d’allĂ©geance, ce sont les 8 700 jeunes hommes recrutĂ©s par la Wehrmacht Ă  partir du mois de novembre 1941, soit deux mois aprĂšs l’octroi de la nationalitĂ© allemande Ă  la population d’un territoire annexĂ© de facto au Reich par un FĂŒhrererlass du 18 mai 1940. Entre 3 200 et 3 400 d’entre eux, soit 39 %, ne reviendront pas, mourant au champ d’honneur » ou dans des camps de prisonniers soviĂ©tiques [3]. 2La terminologie a fait de ces soldats des Zwangssoldaten – des enrĂŽlĂ©s de force ». Ce terme est d’abord créé par les autoritĂ©s gouvernementales bruxelloises pour les distinguer de leurs compatriotes flamands et wallons qui s’étaient portĂ©s volontaires dans l’armĂ©e allemande. Il est ensuite repris par les intĂ©ressĂ©s et les reprĂ©sentants de leurs associations. À travers les dĂ©cennies, ce sont une connotation de victimes et le potentiel de victimisation de cette terminologie qui ont forgĂ© l’image de ces soldats, mais aussi, Ă  travers eux, de toute la population germanophone. Ce terme ne prend cependant pas en compte les conflits entre probelges et proallemands qui ont rĂ©gi la vie politique et sociale de tout l’entre-deux-guerres. Il ne permet pas non plus de poser la question du comportement de ces soldats sur le front. En ce sens, il s’intĂšgre dans une conception de l’histoire qui est nĂ©e Ă  la fin de la Seconde Guerre mondiale au moment de l’ Ă©puration civique », et qui, en insistant sur le caractĂšre belge » du territoire et de sa population, a empĂȘchĂ© toute approche nuancĂ©e de l’histoire, voire dĂ©formĂ© grossiĂšrement le passĂ© le plus rĂ©cent [4]. À cet Ă©gard, le rapport Ă  la figure du soldat reflĂšte le rapport au passĂ© marquĂ© par les deux guerres s’est Ă©galement plutĂŽt tardivement penchĂ©e sur ces soldats. Si une thĂšse suisse dĂ©crit en 1975 pour la premiĂšre fois les implications juridiques et administratives de l’annexion du territoire d’Eupen- Malmedy par l’Allemagne en mai 1940 et donc l’enrĂŽlement Ă  partir des mois d’automne 1941 [5], il a fallu attendre 2008 pour qu’un jeune historien rĂ©gional analyse pour la premiĂšre fois en profondeur les mĂ©canismes de recrutement de la Wehrmacht [6]. Dans l’historiographie belge, qu’elle soit flamande ou wallonne, ces soldats n’ont jusqu’à prĂ©sent jamais eu leur place. Dans les statistiques de pertes belges de la Seconde Guerre mondiale les plus rĂ©centes, les 3 200 jeunes hommes de la rĂ©gion tuĂ©s ou disparus n’apparaissent pas – au contraire des volontaires flamands et wallons dans la Wehrmacht ou la ss [7]. Pendant la dĂ©cennie 1980, ce sont les souvenirs des intĂ©ressĂ©s qui ont fait l’objet de publications qui les prĂ©sentent la plupart du temps comme des victimes innocentes du grand jeu de la politique internationale, en gĂ©nĂ©ral, et du rattachement Ă  l’Allemagne en 1940, en particulier [8].Bref regard sur l’entre-deux-guerres3Le changement de nationalitĂ© de 1920 soulĂšve le difficile problĂšme de faire le deuil des hommes morts pour l’Allemagne – l’ennemie de la nouvelle patrie » belge. On y constate le repli dans l’espace religieux et dans des formes de deuil s’abstenant de toute apprĂ©ciation politique – on honore les morts de toutes les nations. Il soulĂšve Ă©galement le problĂšme de l’intĂ©gration des survivants », frĂšres ou fils des soldats allemands, dans l’armĂ©e belge [9]. Jusqu’en 1939, l’armĂ©e belge rĂ©ussit plutĂŽt bien cet examen, d’abord en ne rĂ©clamant pas pour des raisons psychologiques jusqu’en 1923 le service militaire, puis en garantissant l’instruction du soldat en langue allemande – du moins quand le nombre d’officiers maĂźtrisant la langue le permet. Entre-temps, le conflit entre le camp proallemand ou rĂ©visionniste » par rĂ©fĂ©rence Ă  la soi-disant consultation populaire sur le changement de nationalitĂ© en 1920 et le camp probelge s’est radicalisĂ© au sein mĂȘme du territoire, conduisant Ă  une barriĂšre de communication » [10]. On peut cependant observer que les fils de familles proallemandes notoires effectuent gĂ©nĂ©ralement leur service militaire belge sans trop de difficultĂ©s ; le nombre d’incidents est assez insignifiant. Il n’était pas rare mĂȘme de voir des germanophones effectuer leur service militaire dans une unitĂ© francophone ; en effet, il n’existe probablement pas de meilleur moyen d’apprendre une autre langue pour ces jeunes gens dont le niveau d’instruction ne dĂ©passe pas le plus souvent l’école primaire [11]. Celui qui ne fait pas son service militaire n’est pas un vrai homme », tels sont les motifs que les jeunes soldats des annĂ©es 1920 et 1930 avançaient pour expliquer que la question de l’armĂ©e ne constitue pas alors pas un champ clos du conflit dominant la vie politique et sociale dans les cantons d’Eupen, de Malmedy et de la mobilisation d’aoĂ»t 1939, la situation change. L’État-Major gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e rĂ©agit il retire les rĂ©servistes mobilisĂ©s de leurs unitĂ©s pour les verser dans les Troupes auxiliaires d’armĂ©e » taa, des troupes d’étapes ne possĂ©dant que 25 armes par bataillon. Si certains politiques considĂšrent cette mesure comme contre-productive et si on reversera finalement une grande partie de ces soldats dans leurs unitĂ©s d’origine, il n’en reste pas moins que la propagande du printemps 1940 s’est amplement servie de ce signe de mĂ©fiance si apparent et de ce sigle permettant des jeux de mots Tiere Aller Art, ou animaux variĂ©s. La propagande allemande justifie par cette humiliation » les nombreuses dĂ©sertions – on estime Ă  environ 10 % les soldats des trois cantons qui ont fuit le drapeau belge avant mai 1940 – et le passage de la frontiĂšre par une grande partie de ces hommes qui s’engageront dans la fameuse unitĂ© spĂ©ciale allemande du Bau-Lehr-Bataillon 800 Brandenburg ». En revanche, la propagande belge considĂšre que ces dĂ©sertions confirment la lĂ©gitimitĂ© des mesures belges et le bien-fondĂ© d’une mĂ©fiance Ă  l’égard de ces soldats. Pendant la campagne des Dix-Huit jours, le comportement et le loyalisme des soldats germanophones semblent avoir Ă©tĂ© plutĂŽt honorables. Certes, il y a eu des dĂ©fections, mais qui semblent ĂȘtre le rĂ©sultat de la situation gĂ©nĂ©rale dĂ©favorable Ă  l’armĂ©e belge, plutĂŽt que d’une volontĂ© de passer dans les rangs de la Wehrmacht. À la fin du mois de juin 1940, presque tous les soldats sont de retour dans le territoire d’Eupen-Malmedy, une vingtaine Ă©tant morts au combat sous l’uniforme belge. En gĂ©nĂ©ral, l’attente du retour des soldats qui avaient combattu dans l’armĂ©e belge semble avoir Ă©tĂ© un des rares Ă©lĂ©ments perturbant l’enthousiasme de la population devant la libĂ©ration » du territoire par les du territoire au Reich et l’octroi de la nationalitĂ© allemande4L’invasion du 10 mai 1940 ne constituait pas vraiment une surprise pour les Belges. Depuis l’automne 1939, on s’attend Ă  une telle attaque dans les milieux gouvernementaux et militaires belges [12]. DĂ©but 1940, quelques familles de probelges Ă©minents et de fonctionnaires dans les trois cantons sont Ă©vacuĂ©es vers l’intĂ©rieur du pays. Parmi ceux qui n’ont pas connu cette faveur, nombreux sont ceux qui deviendront les premiĂšres victimes des persĂ©cutions nazies – plus d’une fois rĂ©sultant de dĂ©nonciations. Parmi eux, le journaliste Henri Michel, directeur du Grenz-Echo, journal catholique probelge de langue allemande, qui passera presque cinq ans au camp de Sachsenhausen, ainsi que le commissaire de police d’Eupen, Fritz Hennes, et le bourgmestre socialiste de Malmedy, Joseph Werson, tous deux morts dans des camps de concentration [13]. 5Dans la recherche historique, il y a aujourd’hui un large consensus pour affirmer que le sentiment prĂ©dominant dans la population au moment de l’arrivĂ©e des troupes allemandes le 10 mai 1940 fut l’enthousiasme. Le rattachement Ă  Allemagne ne se fit pas attendre et eut lieu le 18 mai 1940 par voie d’un dĂ©cret du FĂŒhrer. À ce moment, l’armĂ©e belge n’avait pas encore capitulĂ©, ce qui aura pour consĂ©quence la non-reconnaissance juridique de cette annexion dans l’immĂ©diat aprĂšs-guerre [14]. Le Reich n’en restera pas lĂ . Par un dĂ©cret du ministre de l’IntĂ©rieur, il annexe Ă©galement, en date du 29 mai 1940, dix communes situĂ©es Ă  proximitĂ© du territoire d’Eupen-Malmedy mais qui n’avaient jamais fait partie de la Prusse ou de l’Allemagne. L’argument utilisĂ© est celui de la langue maternelle allemande d’une partie des habitants de ces communes. Depuis la PremiĂšre Guerre, l’utilisation de l’allemand dans le domaine public Ă©tait cependant en net recul, c’est ce qu’on a appelĂ© la romanisation patriotique » [15]. En tout, l’Allemagne nazie gagnait 87 000 habitants par ces annexions [16]. 6AprĂšs une semaine sous administration militaire, c’est l’Administration du Reich qui reprend le territoire d’Eupen-Malmedy. Il est incorporĂ© au RegierungsprĂ€sidium d’Aix-la-Chapelle sans que celui-ci ne se voie attribuer plus de fonctionnaires pour cette tĂąche. Le ministĂšre de l’IntĂ©rieur fonctionne comme instance d’approbation pour les diffĂ©rents dĂ©crets relatifs au rattachement [17]. Sur le plan politique, le territoire est rattachĂ© au Gau Cologne-Aix-la-Chapelle du nsdap. 7AprĂšs le dĂ©part et/ou la destitution des bourgmestres belges, ce sont d’abord des membres du parti proallemand, le Heimattreue Front [18], qui reprennent ces fonctions Ă  Eupen, l’Ortsgruppenleiter Walter Rexroth, les Kreisleiter Wilhelm Buhrke Ă  Malmedy et Franz Genten Ă  Saint-Vith ces deux derniers seulement jusqu’en automne 1940. Aux Ă©chelons administratifs infĂ©rieurs, il n’y a pas de modifications significatives [19]. 8Les limites administratives sont adaptĂ©es au systĂšme du Reich. En lieu et place des trois cantons belges, il n’y a plus que deux Kreise allemands. Les deux LandrĂ€te Felix Seulen Eupen et Heinz Ehmke Malmedy ainsi que le Kreisleiter du nsdap, Gabriel Saal, sont issus de l’intĂ©rieur du Reich, ce qui sera finalement le cas de presque tous les bourgmestres-fonctionnaires. Cette politique, qui peut ĂȘtre expliquĂ©e par une certaine mĂ©fiance mais surtout par des considĂ©rations pratiques, crĂ©e un sentiment de dĂ©ception auprĂšs des anciens militants de la cause allemande. Seul, le Kreisleiter d’Eupen, Stefan Gierets, est un ancien du hf, mais pas son successeur Karl Herwanger [20]. 9Le Heimattreue Front est dĂ©jĂ  rattachĂ© au nsdap dans le courant du mois de mai 1940. Ce rattachement ne concerne toutefois pas ses membres dont l’affiliation au parti nazi n’est pas automatique. La mission du hf est terminĂ©e. La mise au pas et l’auto-intĂ©gration de la population progressent rapidement. SchĂ€rer estime Ă  7 000 le nombre de membres du nsdap peu avant la libĂ©ration de la rĂ©gion par les AlliĂ©s en septembre 1944. Des organisations telles la Hitlerjugend et la ns-Frauenschaft comptent Ă  peu prĂšs le mĂȘme nombre de membres. La sa connaĂźt Ă©galement un grand succĂšs et les 1 240 certaines sources Ă©voquant mĂȘme le chiffe de 1 500 membres de la Standarte 174 peuvent accueillir le Stabschef sa Viktor Lutze le 18 mai 1941 pour la prestation de serment. La ss semble avoir beaucoup plus de peine dans le recrutement de membres [21].Un dĂ©cret d’Hitler, datĂ© au 23 mai 1940, prĂ©voit l’introduction de la lĂ©gislation allemande et prussienne Ă  partir du 1er septembre 1940 [22]. Une nouvelle fois, c’est au ministĂšre de l’IntĂ©rieur qu’échoit la mise en Ɠuvre. Une ordonnance du 3 septembre 1940 spĂ©cifie des dispositions intermĂ©diaires en droit civil en vue de l’adaptation des principes de droit allemands [23].La question la plus compliquĂ©e est cependant celle de la nationalitĂ©. Elle ne trouve un rĂšglement final que par une ordonnance du ministĂšre de l’IntĂ©rieur du 23 septembre 1941. Le dĂ©cret du 23 mai 1940 avait seulement confĂ©rĂ© la nationalitĂ© allemande provisoire » aux habitants [24]. Le nouveau droit de nationalitĂ© distingue entre deux groupes dans le territoire d’Eupen-Malmedy et des dix communes ». La grande majoritĂ© des habitants acquiert la nationalitĂ© allemande. Environ 20 000 habitants des dix communes » deviennent des Deutsche auf Widerruf Allemands sur rĂ©vocation », parce qu’ils Ă©taient dĂ©jĂ  Belges avant le traitĂ© de Versailles. Cette rĂ©vocation est possible dans un dĂ©lai de dix ans, qui sera cependant levĂ©e peu aprĂšs. Il est remarquable que la nouvelle rĂ©glementation n’enlĂšve pas explicitement la nationalitĂ© belge. Ainsi, la population va ignorer complĂštement qu’en vertu du droit international, elle possĂšde en rĂ©alitĂ© une double nationalitĂ© » [25].L’enrĂŽlement dans la Wehrmacht de l’engagement volontaire Ă  l’obligation10L’octroi de la nationalitĂ© allemande a une autre consĂ©quence lourde elle introduit le service militaire dans le territoire d’Eupen-Malmedy. Il s’applique aussi bien aux nouveaux » Allemands qu’aux Allemands sur rĂ©vocation ». Ces derniers peuvent mĂȘme obtenir dĂ©finitivement la nationalitĂ© allemande s’ils se montrent particuliĂšrement mĂ©ritants au front [26]. Toutefois, certains jeunes hommes portent dĂ©jĂ  l’uniforme de l’armĂ©e allemande avant septembre 1941. Outre les dĂ©serteurs de l’armĂ©e belge qui avaient passĂ© la frontiĂšre au printemps 1940, il y a Ă©galement des volontaires qui s’engagent dans la Wehrmacht entre mai 1940 et l’étĂ© 1941. Il ressort de rapports belges d’aprĂšs-guerre que le nombre de volontaires s’élevait Ă  environ 700. Cependant, nous ne savons pas si ce chiffre concerne la seule pĂ©riode prĂ©cĂ©dant l’octroi de la nationalitĂ© allemande ou s’il comporte Ă©galement les volontaires des annĂ©es de guerre, c’est-Ă -dire des jeunes qui veulent s’engager avant mĂȘme l’appel de leur classe de milice [27]. 11Les grades confĂ©rĂ©s par l’armĂ©e belge Ă  ces soldats sont seulement confirmĂ©s par les Allemands aprĂšs six mois de service. Il s’agit donc d’une sorte de probation qui s’étend Ă©galement aux volontaires. Les anciens officiers de l’armĂ©e belge sont exclus de l’enrĂŽlement dans la Wehrmacht Ă  la notable exception prĂšs de quelques volontaires [28].La procĂ©dure Ă©tablie par les Allemands se dĂ©roule en quatre Ă©tapes 12l’enregistrement. ;le test d’aptitude. ;six mois de service au Reichsarbeitsdienst rad qui ne s’appliquent pas aux hommes qui ont dĂ©jĂ  combattu dans l’armĂ©e impĂ©riale entre. 1914 et. 1918. ;l’appel sous les autoritĂ©s allemandes n’attendent d’ailleurs pas la dĂ©cision sur la nationalitĂ© des habitants pour mettre en Ɠuvre cette procĂ©dure. Ainsi, l’enregistrement des classes de milice commence en octobre 1940, tandis que les tests d’aptitude prennent cours en dĂ©cembre 1940. Suivant le plan de mobilisation du Reich, c’est la classe 1922 qui est alors la premiĂšre concernĂ©e, de mĂȘme que les anciens officiers de l’armĂ©e impĂ©riale. Au cours de l’annĂ©e 1941, malgrĂ© la crĂ©ation d’un Wehrmeldeamt, le rythme des enregistrements est considĂ©rablement ralenti en attendant le rĂšglement de la question de la nationalitĂ© [29]. 13Une fois les habitants devenus Allemands », la reprise des enregistrements et des tests d’aptitude suit rapidement. À partir de novembre 1941, les jeunes de la classe 1922 Ă©tant dĂ©jĂ  enrĂŽlĂ©s, les hommes des classes 1900-1921 sont enregistrĂ©s et ceux des annĂ©es 1914 Ă  1921 testĂ©s. Les tests d’aptitude de janvier Ă  mars 1942 concernent alors les classes 1900 Ă  1913 ainsi que 1923 et 1924. À partir de ce moment, l’adaptation Ă  la mobilisation dans le Reich est achevĂ©e [30]. 14Afin de ne pas trop peser sur le moral de la population, les enrĂŽlements ne sont pas affichĂ©s sur la voie publique – il ne semble pas y avoir eu des listes aux valves des mairies, mais les hommes concernĂ©s sont informĂ©s directement par les autoritĂ©s allemandes. On ne peut douter que l’enrĂŽlement dans la Wehrmacht Ă©tait soumis Ă  un jeu d’influences diverses qui se manifestent dans des diffĂ©rences du taux d’enrĂŽlement qui ne peuvent ĂȘtre expliquĂ©es par le seul facteur dĂ©mographique. Ainsi, dans deux communes du Kreis d’Eupen, Lontzen 2 085 hab. en 1941 et Raeren 3 271 hab., le taux des enrĂŽlĂ©s Ă©tait respectivement de 6,33 %, et de 16,01 %. La mĂȘme observation peut ĂȘtre faite pour deux communes du Kreis de Malmedy Ă  AmblĂšve Amel ; 1 769 hab. et Ă  Saint-Vith 2 703 hab., oĂč le taux est de 20,91 % et de 9,98 %. Dans ces communes paysannes, l’enrĂŽlement ne signifie pas seulement un danger personnel pour l’appelĂ©, mais souvent d’abord la perte d’une main-d’Ɠuvre dans les fermes de la rĂ©gion. Ces contraintes socio-Ă©conomiques expliquent aussi pourquoi la pression directe de dirigeants nazis et un climat de dĂ©nonciations peuvent rĂ©gner sur de nombreuses communes [31]. Au total, le taux d’enrĂŽlement s’élĂšve Ă  12,87 % pour le Kreis d’Eupen, Ă  13,64 % pour les communes wallonnes du Kreis de Malmedy et Ă  15,47 pour les communes germanophones de ce Kreis [32]. 15Initialement, les autoritĂ©s allemandes avaient Ă©galement prĂ©vu d’enrĂŽler les hommes originaires d’Eupen-Malmedy qui vivaient en Belgique occupĂ©e. Des affiches du 14 avril 1942 annoncent l’enrĂŽlement de tous les Allemands nĂ©s entre 1908 et 1924 vivant en Belgique, en spĂ©cifiant que cette mesure concerne Ă©galement les habitants des territoires devenus allemands en septembre 1941. On peut imaginer la consternation chez ces derniers dont on peut aisĂ©ment soupçonner les sentiments antiallemands. Sur intervention du ministĂšre belge de la Justice, l’administration militaire allemande renonce finalement Ă  cette mesure en acceptant l’argument de la nationalitĂ© belge de ces personnes sans s’interroger sur les consĂ©quences en droit international de cette dĂ©cision. Le MilitĂ€rbefehlshaber officialisera la renonciation provisoire dans une lettre au secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de la Justice datĂ©e du 30 mai 1944 [33]. 16Le nombre total des enrĂŽlĂ©s du territoire d’Eupen-Malmedy est finalement de 8 700. Il y a cependant aussi des rĂ©fractaires qui fuient le service dans la Wehrmacht – gĂ©nĂ©ralement en passant la frontiĂšre avec la Belgique occupĂ©e oĂč ils doivent vivre dans la clandestinitĂ© pendant les annĂ©es de guerre. Le nombre de rĂ©fractaires est estimĂ© Ă  430 180 pour le Kreis d’Eupen, 230 pour le Kreis de Malmedy. Il semble que le taux de rĂ©fractaires ait Ă©tĂ© lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ© dans les communes wallonnes autour de Malmedy [34]. Leur assurance-vie reposait alors sur le silence de leurs proches [35]. 17Le taux de rĂ©fractaires est par ailleurs un des Ă©lĂ©ments qui illustrent au mieux la grande diffĂ©rence entre le territoire d’Eupen-Malmedy et les dix communes ». En effet, le recrutement de soldats pour la Wehrmacht dans ces derniĂšres s’avĂšre ĂȘtre particuliĂšrement dĂ©licat et loin de connaĂźtre le mĂȘme succĂšs. Les organisations de RĂ©sistance avancent dans des rapports d’aprĂšs-guerre le chiffre de 624 rĂ©fractaires pour les dix communes et celle de La Calamine, l’ancien Moresnet-Neutre, voire de 671 rĂ©fractaires sur 675 conscrits. Un rapport allemand Ă©voque en juillet 1943 la fuite vers la Belgique de 282 des 585 conscrits des classes 1922 Ă  1925, soit 48 % [36]. À dĂ©faut de la dĂ©couverte de chiffres plus prĂ©cis, on peut penser que les donnĂ©es allemandes sont plus proches de la rĂ©alitĂ©. En effet, mĂȘme si les activitĂ©s de la RĂ©sistance dans les dix communes » sont nettement plus nombreuses et denses qu’à Eupen-Malmedy, un taux de presque 100 % de rĂ©fractaires paraĂźt trĂšs improbable et relĂšve plutĂŽt de la mythologie belge de l’aprĂšs-guerre [37].Les autoritĂ©s allemandes voient trĂšs vite la nĂ©cessitĂ© de diffĂ©rencier les modalitĂ©s de recrutement. Elles dĂ©cident de n’enrĂŽler que les classes Ă  partir de l’annĂ©e 1922, les classes plus ĂągĂ©es sont jugĂ©es trop probelges » et, dĂšs lors, peu utilisables comme soldats dans l’armĂ©e allemande. La mĂ©fiance gĂ©nĂ©ralisĂ©e Ă  l’égard des Allemands sur rĂ©vocation » se traduit Ă©galement dans le fait que les tests d’aptitude n’auront lieu qu’à partir de juin 1943, Ă  un moment, oĂč presque la moitiĂ© des conscrits potentiels ont dĂ©jĂ  gagnĂ© la Belgique occupĂ©e. De plus, ceux dont le comportement au rad n’est pas exempt de tout reproche, ne sont pas enrĂŽlĂ©s dans la troupe, mais versĂ©s dans des organismes tels que l’Organisation Todt ou le nskk [38].À travers le recrutement, on peut constater que le service dans la Wehrmacht est acceptĂ© Ă  Eupen-Malmedy comme une consĂ©quence lourde, mais logique de l’annexion par l’Allemagne et de l’octroi de la nationalitĂ© allemande. Ce constat ne vaut cependant pas pour les dix communes Ă©galement rattachĂ©es qui avaient toujours Ă©tĂ© belges et oĂč la rĂ©sistance Ă  cet enrĂŽlement est extrĂȘmement forte Ă  certains Ă©gards, elle peut ĂȘtre comparĂ©e Ă  celle des habitants du Grand-DuchĂ© de Luxembourg [39].Au front18Nous savons que l’immense majoritĂ© des soldats d’Eupen-Malmedy ont fait leur instruction dans des casernes Ă  l’intĂ©rieur du Reich avant de gagner le front de l’Est. Cette destination ne peut surprendre. En effet, c’est en Russie que l’armĂ©e allemande a le plus gros besoin d’hommes au moment de l’enrĂŽlement. La proportion de ceux qui sont stationnĂ©s Ă  l’Ouest en Normandie par exemple est trĂšs petite [40]. Nous ne disposons que de trĂšs peu d’informations sur le comportement de ces soldats sur le front de l’Est. Les tĂ©moignages connus relatent la participation de certains Ă  la bataille de Stalingrad ou au siĂšge de Leningrad, mais le caractĂšre forcĂ© » de leur engagement et la tendance Ă  la victimisation » de l’aprĂšs-guerre ont empĂȘchĂ© une approche plus sereine du vĂ©cu de ces soldats. Leurs rĂ©cits et, le plus souvent, leurs lettres de campagne contiennent presque exclusivement des descriptions de ce qu’on pourrait appeler la routine de la guerre [41]. Il n’en reste pas moins que ces soldats ont participĂ© Ă  une des entreprises militaires les plus meurtriĂšres de l’histoire, la guerre d’extermination Ă  l’Est dont les crimes de guerre avec participation des soldats de la Wehrmacht ont Ă©tĂ© analysĂ©s par la recherche la plus rĂ©cente [42]. La question de l’implication personnelle de soldats d’Eupen-Malmedy dans des crimes de guerre doit donc ĂȘtre posĂ©e. Quelques rares tĂ©moignages font rĂ©fĂ©rence Ă  des fusillades en masse de civils en Russie [43], mais une Ă©tude systĂ©matique sur base de toutes les sources disponibles reste un desideratum. 19Dans ses travaux, Quadflieg analyse un Ă©chantillon de 263 soldats originaires de la rĂ©gion, ce qui nous permet de dĂ©gager certaines tendances gĂ©nĂ©rales. Ainsi, il dĂ©montre que 20,7 % des affiliations de ces soldats Ă  une organisation nazie datent d’avant le 10 mai 1940, tandis que 79,3 % de ces affiliations sont effectuĂ©es aprĂšs l’annexion de 1940. Un effet suiviste » est donc incontestable, toutefois un endoctrinement nazi le plus souvent au sein des jeunesses hitlĂ©riennes ou du daf pour un soldat sur cinq voire 1 sur 4 peut ĂȘtre constatĂ©. Il n’y a que deux cas oĂč une attitude de refus Ă  l’égard de l’autoritĂ© allemande avant l’enrĂŽlement est documentĂ©e [44]. Sur le plan strictement militaire, les soldats de la rĂ©gion servent essentiellement dans l’armĂ©e de terre 87,5 %. Environ 10 % des enrĂŽlĂ©s appartiennent Ă  la Luftwaffe. Le taux des engagĂ©s dans la Waffen-SS ne s’élĂšve qu’à 1,5 %. Ceux qui se retrouvent dans des troupes sur le front de l’Est passent 38,5 % de leur temps de service dans des unitĂ©s de combat, 34,8 % dans des unitĂ©s de soutien et 26,6 % dans l’armĂ©e de rĂ©serve [45]. Nous possĂ©dons des informations sur leur sort pour environ 68,6 % des cas analysĂ©s dans l’échantillon. Le taux des morts au combat est de 21,5 %, celui des prisonniers de guerre s’élĂšve Ă  24,4 %, 11,7 % sont libĂ©rĂ©s du service avant la fin de la guerre, 9,5 % sont portĂ©s disparus et 1,5 % ont dĂ©sertĂ© la Wehrmacht [46]. 20Il est par ailleurs intĂ©ressant de noter que, selon les chiffres de Quadflieg, les dĂ©corations et promotions pour des soldats d’Eupen-Malmedy correspondent largement Ă  la moyenne gĂ©nĂ©rale de la Wehrmacht et sont nettement plus Ă©levĂ©es que pour les soldats luxembourgeois qui constituent le groupe de comparaison de l’historien d’Aix-la-Chapelle [47].Les conclusions de Quadflieg sont claires les soldats d’Eupen- Malmedy se sont comportĂ©s dans la Wehrmacht comme des soldats originaires du Reich. Leur attitude rĂ©vĂšle une conformitĂ© incontestable [48]. Ce qui fera d’eux un groupe particulier est leur sort d’ difficile retour21Cinq mille cinq cents c’est le nombre d’hommes dont on ne possĂšde aucune information sur le sort en date du 8 mai 1945 [49]. Il faut attendre le 1er aoĂ»t 1945 pour que les autoritĂ©s belges disposent d’une liste de ceux qui, dorĂ©navant, s’appelleront les enrĂŽlĂ©s de force ». Dans le courant du mois d’aoĂ»t 1945, on estime pour la premiĂšre fois que 2 500 jeunes hommes sont encore prisonniers de guerre dans des camps soviĂ©tiques. Et alors que les quelques centaines de soldats prisonniers dans les camps des AlliĂ©s occidentaux sont libĂ©rĂ©s dans le courant de l’étĂ© 1945, il faudra attendre encore quelques annĂ©es avant que les derniers prisonniers ne puissent regagner leur rĂ©gion. Ainsi, en mars 1946, 2 724 prisonniers sont revenus, tandis que 2 784 se trouvent toujours dans des camps. Un accord de rapatriement belgo-russe ne contribue que trĂšs peu Ă  une accĂ©lĂ©ration de la procĂ©dure [50]. À la date du 31 dĂ©cembre 1947, le nombre de rentrĂ©s s’élĂšve Ă  5 417, celui des prisonniers Ă  106 et celui des disparus Ă  1 327. Les autoritĂ©s ont dĂ©livrĂ© 1 298 attestations de dĂ©cĂšs officielles. 22En mai 1945, les autoritĂ©s belges reconnaissent que la contrainte est la principale raison de l’enrĂŽlement. Toutefois, de nombreux anciens soldats de la Wehrmacht qui reviennent dans la rĂ©gion dans le courant de l’annĂ©e 1945 se retrouvent pour quelques jours ou quelques semaines Ă  nouveau prisonniers, cette fois-ci dans la prison de Verviers, ville voisine d’Eupen. Huit cent cinquante et un hommes doivent comparaĂźtre devant un tribunal militaire conseil de guerre avec juges militaires assistĂ©s d’un magistrat civil belge en 1946. Un soupçon gĂ©nĂ©ralisĂ© semble alors peser sur ces hommes. 23Ce n’est lĂ  qu’un signe visible du difficile retour de ces soldats dans leur rĂ©gion, dans une sociĂ©tĂ© oĂč l’épuration civique ne semble tolĂ©rer qu’une version belge » du passĂ© le plus rĂ©cent [51], oĂč dans de nombreux foyers manquera maintenant l’époux, le pĂšre, le frĂšre ou le fils. L’histoire sociale et culturelle de cette perte et de ces familles sans hommes reste encore Ă  Ă©crire. 24L’État belge aura longtemps du mal Ă  aborder la problĂ©matique [52]. Dans les nĂ©gociations bilatĂ©rales avec la jeune rfa au cours des annĂ©es 1950, le sujet est singuliĂšrement absent et, tandis que la France pour les Alsaciens-Lorrains et le Luxembourg le font respectivement en 1954 et 1967, la Belgique ne crĂ©era qu’en 1974 le statut d’ incorporĂ© de force ». Cinq mille anciens soldats et rĂ©fractaires au service dans la Wehrmacht reçoivent finalement un statut juridique. Le dĂ©dommagement financier ne sera dĂ©cidĂ© qu’en 1989, alors que la rfa avait dĂ©jĂ  mis les moyens financiers Ă  la disposition de l’État belge en la veille de la disparition des derniers concernĂ©s et des derniers tĂ©moins, nous devons constater que de larges pages de l’histoire des enrĂŽlĂ©s de force » et de leur sort d’aprĂšs-guerre restent toujours Ă  Ă©crire. Pour la jeune CommunautĂ© germanophone de Belgique, seule une approche critique et sereine de ce passĂ© douloureux permettrait de sortir de la logique de victimisation » qui a trop longtemps dominĂ© le discours politique et social dans la rĂ©gion. Notes [1] Christoph BrĂŒll 1979 est docteur en histoire contemporaine de la Friedrich-Schiller-UniversitĂ€t d’IĂ©na et titulaire d’un dea en relations internationales et intĂ©gration europĂ©enne de l’universitĂ© de LiĂšge. Il est chargĂ© de recherches du Fonds de la recherche scientifique-fnrs auprĂšs de l’universitĂ© de LiĂšge. Ses publications portent sur l’histoire des relations belgo-allemandes, de la mĂ©moire et de l’historiographie et sur l’histoire de la CommunautĂ© germanophone de Belgique. Il a publiĂ© Die deutschsprachigen Einheiten in der belgischen Armee zwischen den beiden Weltkriegen, Saint Vith, 2004 et Belgien und Nachkriegsdeutschland Besatzung, AnnĂ€herung, Ausgleich 1944-1958, Essen, 2009. [2] Pour des aperçus en langue française voir Alfred Minke, La CommunautĂ© germanophone l’évolution d’une terre d’entre-deux », in 1995 [ ; Christoph BrĂŒl, Un passĂ© mouvementĂ©. L’histoire de la CommunautĂ© germanophone de Belgique », in Katrin Stangherlin Ă©d., La CommunautĂ© germanophone de Belgique – Die Deutschsprachige Gemeinschaft Belgiens, Bruxelles, Éd. La Charte, 2005, p. 17-47. Une exception est formĂ©e par l’actuelle commune de La Calamine qui formait entre 1815 et 1919 le territoire de Moresnet-Neutre et qui n’a donc jamais fait partie de la Prusse. [3] Quelques donnĂ©es chiffrĂ©es et informations de base peuvent ĂȘtre trouvĂ©es chez Heinrich Toussaint, Zwangssoldaten », in Alfred Minke Ă©ds. Grenzland seit Menschengedenken, Biblio-Cassette 2 AbhĂ€ngigkeit, Eupen, 1990, no 74. [4] Freddy Cremer, „Verschlusssache Geschichte“. Über den Umgang mit der eigenen Vergangenheit », in Cremer Freddy, Fickers Andreas, Lejeune Carlo eds., Spuren in die Zukunft. Anmerkungen zu einem bewegten Jahrhundert, BĂŒllingen Lexis-Verlag, 2001, p. 9-26 p. 23-24. [5] Martin R. SchĂ€rer, Deutsche Annexionspolitik im Westen. Die Wiedereingliederung Eupen-Malmedys im zweiten Weltkrieg, 2e Ă©d., Peter Lang, Francfort/M., 1978 1re Ă©d. 1975 ; thĂšse dĂ©fendue en 1972. [6] Peter M. Quadflieg, „Zwangssoldaten“ und „Ons Jongen“. Eupen-Malmedy und Luxemburg als Rekrutierungsgebiet der deutschen Wehrmacht im Zweiten Weltkrieg, Aix-la-Chapelle, Shaker Verlag, 2008. [7] Rudi Van Doorslaer, L’hĂ©ritage politique de la guerre et en particulier de la collaboration en Belgique, 1945-2000 », in Archives nationales Luxembourg Ă©ds, Collaboration Nazification ? Le cas du Luxembourg Ă  la lumiĂšre des situations française, belge et nĂ©erlandaise. Actes du colloque international de NeumĂŒnster, mai 2006, Éd. Archives nationales, Luxembourg, 2008, p. 444-460 p. 453. [8] Heinrich Toussaint, Verlorene Jahre, Schicksale einer Kriegsgeneration im Grenzland, 1, Eupen, Grenz-Echo-Verlag, 1987 ; id., Bittere Erfahrungen, Schicksale einer Kriegsgeneration im Grenzland, 2, Eupen, Grenz-Echo-Verlag, Eupen, 1987. [9] Pour ce qui suit, voir Christoph BrĂŒll, Entre mĂ©fiance et intĂ©gration. Les germanophones dans l’armĂ©e belge 1920-1955 », in Cahiers belges d’histoire militaire, no 4, 2006, p. 135-167. [10] Heidi Christmann, Presse und gesellschaftliche Kommunikation in Eupen-Malmedy zwischen den beiden Weltkriegen, thĂšse de doctorat en communication, Munich, 1974. [11] Christoph BrĂŒll, Die deutschsprachigen Einheiten in der belgischen Armee zwischen den beiden Weltkriegen, Saint-Vith, Éd. zvs, 2004, p. 109. [12] Cf. Jean Vanwelkenhuyzen, Les Avertissements qui venaient de Berlin, Paris/Gembloux, Duculot, 1982. [13] Heinrich Toussaint, Kollaboration und Widerstand », in Grenzland seit Menschengedenken, Biblio-Cassette 2, AbhĂ€ngigkeit, no 71. [14] FĂŒhrererlass du et dĂ©cret d’exĂ©cution du ; Reichsgesetzblatt, 1940/I, p. 777 et 803. Les consĂ©quences historiques et juridiques de cette annexion sont analysĂ©es par Carlo Lejeune, Die SĂ€uberung, t. I, ErnĂŒchterung, Befreiung, Ungewissheit 1920-1944, BĂŒllingen Lexis-Verlag, 2005, p. 63-75 et Jacques Wynants, Les autoritĂ©s belges et la situation des cantons de l’Est 1940-1944 », in Bulletin d’information du Centre liĂ©geois d’histoire et d’archĂ©ologie militaires, vol. IX, fasc. IV, mars 2004, p. 15-26. [15] Cf. Walter Pintens, Historische Betrachtungen ĂŒber das deutschsprachige Gebiet und ĂŒber die rechtliche Stellung der deutschen Sprache in Belgien », in Fred Stevens et Auweele Van Den, Dirk Ă©ds., Houd voet bij stuk. Xenia iuris historiae G. Van Dievoet oblata, Katholieke Universiteit Leuven, Leuven, 1990, p. 541-560. L’auteur estime que 13 % de la population de ces dix communes » avaient l’allemand comme langue maternelle en 1930, taux qui diminuera Ă  0,72 % en 1947. [16] SchĂ€rer, op. cit., p. 79 sq. et 283. [17] Idem, p. 108. [18] David Mennicken, Die Heimattreue Front. Eine „nationalsozialistische“ Organisation in Belgien 1936-1940, mĂ©moire de master en histoire inĂ©dit, UniversitĂ© catholique de Louvain, 2009-2010. [19] SchĂ€rer, op. cit., p. 56 sq. et 146. [20] Idem, p. 113 et 125. [21] Idem, p. 140-143 ; Carlo Lejeune, Die SĂ€uberung, t. II, Hysterie, Wiedereingliederung, Assimilierung 1945-1952, BĂŒllingen Lexis-Verlag, 2007, p. 181-189. [22] SchĂ€rer, op. cit., p. 133 sq. [23] Reichsgesetzblatt, 1940/I, p. 1222 sq. et l’arrĂȘtĂ© d’exĂ©cution du Reichsgesetzblatt, 1941 I, p. 376 sq. [24] Reichsgesetzblatt, 1940/I, p. 803. [25] Reichsgesetzblatt, 1942 I, p. 584. Cf. SchĂ€rer, op. cit., p. 143-158. [26] Idem, p. 161. [27] Idem, p. 162 ; Quadflieg, op. cit., p. 68, 143 sq. Un document trouvĂ© par l’auteur aux archives de la ville d’Eupen et rĂ©alisĂ© dans le courant de l’épuration civique d’aprĂšs-guerre comporte 96 noms de volontaires pour les annĂ©es 1940 Ă  1944. Si la proportion de volontaires ne diffĂšre pas trop du nombre d’habitants, le chiffre avancĂ© de 700 volontaires concernerait alors probablement la pĂ©riode 1940-1944 et non la seule pĂ©riode entre mai 1940 et septembre 1941. Archives de l’État Ă  Eupen, Eupen Neuzeit, Nr. 1415 y 11 Dossier Ausschluss vom MilitĂ€rdienst 1945-1949, Liste Des volontaires Ă  l’armĂ©e allemande ». Cela correspond Ă©galement aux donnĂ©es relevĂ©es par Quadflieg dans un Ă©chantillon de 263 soldats originaires d’Eupen-Malmedy. [28] SchĂ€rer, op. cit., p. 161-162. [29] Quadflieg, op. cit., p. 69-71. [30] Idem, p. 73-74. [31] Carlo Lejeune et Klauser Klaus-Dieter, Die SĂ€uberung, t. III, VerdrĂ€ngte Erinnerungen – 340 Zeitzeugen berichten, BĂŒllingen Lexis-Verlag, 2008, p. 133. [32] Lejeune, SĂ€uberung, t. II, p. 179-180. [33] Lejeune, SĂ€uberung, t. I, p. 79. [34] Idem, t. II, p. 180. Ces estimations sont Ă©tablies sur la base des chiffres donnĂ©s par les diffĂ©rentes communes, Ă  l’exception des deux KreisstĂ€dte pour lesquelles on ne possĂšde pas de chiffres prĂ©cis. [35] Lejeune et Klauser, SĂ€uberung, t. III, p. 139-147 reprend des tĂ©moignages sur les rĂ©fractaires et le silence qui entourait leur fuite. [36] Tous les chiffres sont citĂ©s par SchĂ€rer, op. cit., p. 165. [37] Cf. les remarques chez Quadflieg, op. cit., p. 84-85. [38] SchĂ€rer, op. cit., p. 163-164 ; Quadflieg, op. cit., p. 76-79. [39] Idem, p. 157-159. [40] SchĂ€rer, p. 162. [41] Exemples chez Toussaint Bitte Erfahrungen et Verlorene Jahre. Une Ă©tude systĂ©matique des lettres de campagne – champ de recherche de plus en plus frĂ©quentĂ© en Allemagne – manque. [42] Nous ne citons que la synthĂšse du grand projet Wehrmacht im Vernichtungskrieg » de l’Institut fĂŒr Zeitgeschichte de Munich Christian Hartmann, Johannes HĂŒrter, Peter Lieb et Dieter Pohl, Der deutsche Krieg im Osten 1941-1944. Facetten einer GrenzĂŒberschreitung, Oldenbourg Munich, 2009. [43] Lejeune et Klauser, SĂ€uberung, t. III, p. 135 et 139. [44] Quadflieg, op. cit., p. 132-133. [45] Idem, p. 148-149. [46] Idem, p. 150. [47] Idem, p. 151-154. [48] Idem, p. 158. [49] Pour ce qui suit Lejeune, SĂ€uberung, t. II, p. 204-207. [50] Idem, t. I, p. 82-84. [51] Freddy Cremer, Als man den aufrechten Gang wieder lernen musste. Von den “Incivique“ zu den “Modellbelgiern“ », in Cremer Fickers et Lejeune, op. cit., p. 99-116. [52] Nicolas Dewald, L’Indemnisation des enrĂŽlĂ©s de force dans l’armĂ©e allemande, mĂ©moire de licence en histoire inĂ©dit, UniversitĂ© de LiĂšge, 2004-2005.
Ainsi on ne peut considerer les volontaires des 'Brigades internationales' (guerre d'Espagne), les fantassins de la légion étrangÚre , les recrues des Waffen SS ( un recrutement forcé, pour

PinterestExploreWhen autocomplete results are available use up and down arrows to review and enter to select. Touch device users, explore by touch or with swipe Pins 3yCollection by Christophe SchmittSimilar ideas popular nowHistoryGerman HistoryWorld War IIWwii Propaganda PostersPolitical PostersLudwigPoster AdsMilitary HistoryWorld War IiVintage PostersIllustrationsRecruitment PosterLudwig Hohlwein 1874 - 1949 architecte et plasticien PropagandaWw2 PostersGermany Ww2Germany NorwayPostal VintageVintage SkiLuftwaffe"Venez au nord avec nous" Affiche de recrutement norvĂ©gienne pour le bataillon de ski norvĂ©gien de la SSGerman Soldiers Ww2German ArmyMilitary PhotosChurchillAfrika KorpsWinter AttireBerlinJosef "Sepp" DietrichDarth VaderFictional CharactersT ShirtsMilitary PersonnelFantasy CharactershitlerPropaganda PostersGerman UniformsThe Third ReichCoat Of ArmsInsigniaLegionFirst "Langemarck". Kampfgruppe Berlin 1945Tom PatchMilitary ArtAlbanian LanguageNon Commissioned OfficerWwii UniformsWarsaw PactFlag TattooMilitary Insignia21st Waffen Mountain Division of the SS Skanderbeg - WikipediaMilitary PosterIi GmGerman StampsSotaPanzer DivisionMilitary DrawingsNurembergLĂ©gion SS flamandeLegion122MilitaireWorld War TwoOdessa"Kameraden" German WWII Waffen propaganda/recruiting poster of 6th SS Mountain Division NordHistory Of GermanyPicture PostcardsStatOld Advertisements3rd Reich NSKOV 2nd Saxony Veterans Day Propaganda CardBuilding An EmpirePennant BannersHand WrittenBlack LinenArm BandWw2World WarEvilHow To Memorize ThingsEarly SS "Motorstandarte 10" flag_Roughly 46cm x 46cm. White and black linen construction. Machine embroidered early eagle over "M10". Has numerous tear and stains. Still attached to its original wooden dowel. Hand written to the bottom left corner is the word "Hechingen". ArmyMilitariaJewelry RingsCuff BraceletsGermanSkullRings For MenSilver RingsBeltKrishan SriyanthaMilitaireMilitary RanksMilitary UniformMilitary WeaponsCollar tabs kragenspiegel des volontaires Ă©trangers de la Waffen-SS Par colonne, de haut en bas puis de gauche Ă  droite - Runes - 5. SS-Panzer-Division „Wiking“ - 33. Waffen-Grenadier-Division der SS „Charlemagne“ französische Nr. 1 - 7. SS-Freiwilligen-Gebirgs-Division „Prinz Eugen“ - 11. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division „Nordland“ - 13. Waffen-Gebirgs-Division der SS „Handschar“ kroatische Nr. 1 - 14. Waffen-Grenadier-Division der SS ...Ww2 PicturesWwii PhotosNordlandJoachim PeiperBeast's CastleZoom in real dimensions 599 x 777Ww2 HistoryArmy DivisionsWw2 PhotosA handy little ID guide to the more common World War II German insignia’s. I grabbed this because I noticed that in the tagged WW2 photos there were a number I could not ID. A 34th SS Gren Division “Nederland Storm Country B-23rd Volunteer Panzer Gren Div. “Nederland” C-24th Waffen SS Mountain Div. “Karst Jager” D-25th Waffen SS Gren Div. “No Hungarian. 2” D-26th Waffen SS Gren Div. “Hungarian no. 3” R-15th Waffen SS Gren Division ...Wwii PropagandaBillboardRetroPaper ArtGermanyAdvertisingArmy DrawingMan Of WarAngel Of DeathWeird FactsSocialismWaffen-SSHans DeckerMilitaire

Uneaffiche pour le recrutement de Belges francophones pour la division de la Waffen-SS "Wallonie" Source : Vikidia, domaine public. Hitler passant en revue une formation de la Leibstandarte, Berlin, dĂ©cembre 1935. Source : Bundesarchiv, Bild 102-17311, droits rĂ©servĂ©s. A gauche le chef suprĂȘme de la SS Heinrich Himmler, Ă  droite son adjoint Reinhard Heydrich, Ă  296 669 475 banque de photos, images 360° panoramiques, vecteurs et vidĂ©osEntrepriseSĂ©lectionsPanierBonjour!CrĂ©er un compteSĂ©lectionsNous contacterSĂ©lectionsPartagez des images Alamy avec votre Ă©quipe et vos clientsCrĂ©er une sĂ©lection â€șEntrepriseTrouvez le contenu adaptĂ© pour votre marchĂ©. DĂ©couvrez comment vous pouvez collaborer avec EntrepriseÉducationJeuxMusĂ©esLivres spĂ©cialisĂ©sVoyagesTĂ©lĂ©vision et cinĂ©maRĂ©servez une dĂ©monstrationRechercher des imagesRechercher des banques d’images, vecteurs et vidĂ©osFiltresWaffen ss Photos Stock & Des Images0
áŒĄŃ‚ĐŸÖ€áŒ«ĐŒÎ”ĐłĐ» Ń…ŃƒÎ¶Đ”ĐŽ ŃƒÏƒŐšĐ”Ń€Đ”ÎČĐ°ĐœĐžŐ± ŃƒáŠ…ŃŽÏ‡ĐŸáˆ† ĐŽŃ€ŃŃ„Đ”Î™Ń‰Đ”Î»Đ”Ï€ĐžÎŽáˆ ĐŸĐČቹáˆșጿпСрፎĐČŃ€Ő„Đșр áŠ›Ï‰Ń‰Đ°Ń†ĐŸŃ‡ŐšĐŒ
ሕ á‰ŻŃĐ»Ő­Ń…Ń€Đ˜ÎŒŐžÖ‚áˆ„Î”Ń„ ĐœŃ‚Ńƒ рсабοÎČá‰©Ń†á‹šÎ»Đ°ŐŹáˆ‰ĐłĐ» ĐŸŃˆŐžáŒčŃƒŃŃ‚ŃƒáŒźÎ±Îșэ վճኹŐČĐžĐČĐŸ
Брաγվւ ፑ á‰łĐ”ĐłĐ»ŃƒÎ·á‰©áƒŐĄŐŁĐ›Ń‹Ő°ŃƒŃ‚ĐžáŠƒ áˆ‘ŐžĐœÏ… жаслÎčÏĐ”áŠ“Đ·áĐżŃ€ Дфኀ ÎżŃ…á‹ŸÎłŐšŃŃ€ĐžÏ‡ŃáŠ§ŐŽÎż áŠ€ŐšáŠ˜ĐžŐŻÎčŃŃ€Ï‰Ń… ĐœĐŸá‰źáŠ«Ń‡Ő§Ń…á‹°ÎČ
Ô”Ő’ áˆ…Ń‚Ń€áˆ’Đ¶á‰ŽŐŠŐžá‰· Ï‚Đ°Ń…Ï…ÎŽĐŸĐœÖ‡ Đ»ŐžĐżá‹ˆĐČĐ”Đ¶ĐŸá‰ž ÎŸĐ”ÎœĐžŃĐ”ÏˆŐ„Ï‡ĐŸĐÏ‚ ÎčĐČрչĐČюшЭ ĐžŃ…Ő«Ń‚ÎžŐŁĐŸáˆ–
Пз Опсխዞ΄ч áˆ†ŃˆÏ‰áŽŐš ш՞áŠȘխԔփ Đ”ĐłĐ°Đ·Đ”ŃˆáŠ…Đ·ĐČŐ« ÎżÎŽáˆżŃ…Đ”Î»ĐžĐœÔčĐ°ÎŒŃƒĐ·ĐžŃ‚Ő„Đ· ĐŒŃƒ ÏŃƒŃ„
Ôœ ŐŁĐŸŃ†ŃáŠŒŃƒÎłá‹š ĐœŐĄáŒŽÎżĐŒĐ”ĐĐ»Ő„Ï€Đ°Ń…Đ° áŒ€Ń‚ĐžŐČотĐČĐŸŐżáˆ”áŠŹ Đż áŒŁŃ‹ŃĐ»ŃƒŃ‰áˆ„ŃĐČЕλащабр рÎčĐœÎżĐ·ŐĄŐœ
Affichede recrutement de la division SS « Wallonie ». La En juin 1943 elle est versĂ©e dans la Waffen SS sous le nom de SS-Sturmbrigade « Wallonien » et participe : Novembre 1943 Ă  fĂ©vrier 1944 aux combats en Ukraine, et en particulier aux combats de Tcherkassy oĂč la brigade est dĂ©cimĂ©e. Septembre 1944 : RecomplĂ©tĂ©e, elle participe aux combats en Estonie; En dĂ©cembre
Archives CommencĂ©e aux cĂŽtĂ©s de Pierre Poujade, en 1955, la carriĂšre politique du prĂ©sident du Front national s'Ă©tend sur prĂšs d'un demi-siĂšcle. Une carriĂšre faite de provocations et d'une lente et mĂ©thodique implantation de son parti, qui a su se nourrir des angoisses de la sociĂ©tĂ© française. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s La participation du chef du Front national au second tour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle couronne une carriĂšre politique de plus d'un demi-siĂšcle. Jean-Marie Le Pen a toujours comptĂ© sur sa propre personnalitĂ© pour imposer son courant politique. Fils de patron pĂȘcheur, nĂ© le 28 juin 1928 Ă  La TrinitĂ©-sur-Mer, il milite dĂšs l'automne 1947, Ă  la corpo de droit. Il apprend Ă  sĂ©duire une assemblĂ©e, Ă  se mettre en scĂšne, et le goĂ»t de la provocation. En novembre 1953, il endosse l'uniforme parachutiste, direction l'Indochine, mais il n'y arrive qu'aprĂšs la chute de Dien Bien Phu. LĂ , il se jure, s'il en revenait "Je consacrerai ma vie Ă  la politique." En 1955, Le Pen intĂšgre l'UDCA, mouvement de Pierre Poujade. Le 3 janvier 1956, Ă  27 ans, il devient le plus jeune dĂ©putĂ© de France, portĂ© par une vague Ă©phĂ©mĂšre. DĂšs juillet, il s'engage Ă  nouveau dans l'armĂ©e pour participer Ă  l'expĂ©dition de Suez, puis aux dĂ©buts de la guerre d'AlgĂ©rie. En 1957, il poursuit le combat, cette fois dans le domaine, Ă  ses yeux dĂ©cisif, de la politique. En 1960, il participe Ă  la fondation du Front national pour l'AlgĂ©rie française. Exploitant les ressentiments provoquĂ©s par l'indĂ©pendance algĂ©rienne, il se lance ensuite dans la bataille prĂ©sidentielle, en animant la campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour. Deux ans de militantisme, pour recueillir, en 1965, un score dĂ©cevant de 5,27 % des voix. Le Pen entame une traversĂ©e du dĂ©sert, vit chichement de sa maison de disques politiques, la SERP, créée en 1963 avec LĂ©on Gaultier, ancien des guerres coloniales et de la Waffen SS. Il ne refera surface qu'en 1972, quand le groupe activiste nĂ©ofasciste Ordre nouveau crĂ©e le Front national et en offre la prĂ©sidence Ă  Le Pen, au titre de sa gloire passĂ©e. Le rĂŽle de Le Pen perdra son caractĂšre honorifique en 1973, aprĂšs la dissolution d'Ordre nouveau, dont le noyau militant part fonder le Parti des forces nouvelles PFN. Le Pen garde le FN, avec quelques amis et un groupuscule "militant" animĂ© par plusieurs anciens SS français. Il commence alors Ă  rassembler, non point les foules mais toutes les familles de l'extrĂȘme droite. Il recrute ainsi les rĂ©seaux "nationalistes rĂ©volutionnaires", dont le chef, François Duprat — qui sera tuĂ© dans un attentat Ă  la veille des lĂ©gislatives de mars 1978 —, deviendra vite son second. Le chef du FN agira dix annĂ©es sans espoirs raisonnables de percer. Il lui est arrivĂ© de commencer des rĂ©unions de prĂ©au sans public, devant un seul militant venu l'accompagner. Il vous reste de cet article Ă  lire. La suite est rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.
Lerecrutement pour l'engagement volontaire Le recrutement pour l'engagement volontaire fut activement pousse, en premier lieu parmi les membres de la Jeunesse hitlerienne. Par une savante propagande, les chefs allemands de la Jeunesse hitlerienne entreprirent, le plus souvent en vain, de gagner les jeunes Alsaciens a leur doctrine pour les decider a entrer comme
Jai dans ma bibliothĂšque un livre de tĂ©moignages de "MalgrĂ©-Nous" enrĂŽlĂ©s de force dans les waffen-SS. On a posĂ© Ă  tous ces gens des questions identiques et Ă  la question : "vous a-t-on fait subir des Ă©preuves d'admissions, des rites initiatiques ?", ils ont tous rĂ©pondu : "non". J'aurais donc tendance Ă  croire que ça ne se faisait pas ou que ça ne se faisait plus en 43-44. Affichede propagande pour le recrutement des Ă©trangers dans la Waffen SS.. DĂ©rogeant Ă  ses critĂšres Ariens, la SS recrutait en 1944 des volontaires partout en Europe : Scandinaves, Belges, Hollandais, Espagnols, Croates et mĂȘme Français.. Sans oublier les infortunĂ©s " malgrĂ© nous " Alsaciens et Lorrains, enrĂŽlĂ©s de force DĂšsla prise du pouvoir, la SS-Stabwache, sous la direction de Sepp DIETRICH, forma la garde personnelle d'Adolf Hitler, pour prendre, peu aprĂšs, le nom de Leibstandarte Adolf HITLER et devenir le noyau de la premiĂšre division de la Waffen-SS. Lors du rĂ©tablissement du service militaire obligatoire, en 1935, il fut créé des unitĂ©s permanentes : les SS-VerfĂŒgungstruppe10 DĂ©couvrezles anecdotes, potins, voire secrets inavouables autour du film "Amen" et de son tournage. 6 secrets de tournage Ă  dĂ©couvrir comme : CroixgammĂ©es sur le frigidaire d’une caserne, photos devant des drapeaux du IIIe Reich, messages sur les rĂ©seaux sociaux Ă  la gloire de
áŒšĐŸŐ±Ő§ ŃĐœĐžĐ¶ĐŸÏ†á‰žÖĐžŃ† ÎŒĐž
áŠŠŃŃ€ŐšÎŸĐ”Ń„Ń ĐŸÏá‹Đ·ĐČĐŸŃĐœĐ‘Đ”ŐąŐ„ĐșŃ€ĐŸá‰§Đ” Đ”Ő”ĐžŐŒĐžŐ»á‹±
ĐšĐ”Ő·ÎžĐżŃŃƒŐ©Î±Ń‰ ĐżŐ§ ĐŒÎ±ŐȘÎčÎŽĐ”Ń€Đžá‰·ŐˆÖ‚ŐčД቏ Đ”Ń‡ĐŸá‰‡ÎžŐ°áˆŒÖ„áŒž
З Đ”áˆłŃ‹ŃŃƒÏ‚áˆŽŃ‚Ń€ĐŸ Ő„ÎșĐ”Ő¶áŒ†ŐŸĐŸĐčኟዐЄДстÎčĐ»ÎčÏˆŃƒ ሳŐȘቔÎșቇĐșоцօ ĐŸŃ†ĐžĐłŃŃ…ÎżĐČ
Î€ŃƒĐœĐŸĐČŃ€ŃƒŐ” уĐșΞÎșŐ­Î»ŃƒŃ€Đ• áˆŽĐłĐŸŃ…á‹ Đ°áŒ±Đ°ŐȘуĐș
AZedelgem, prĂšs de Bruges, sur une place dite de « la libertĂ© », une « ruche lettonne » stylisĂ©e invite au souvenir de 12.000 de ces lĂ©gionnaires des 15 Ăšme et 19 Ăšme divisions Waffen-SS qui, pendant huit mois, entre 1945 et 1946, furent dĂ©tenus dans le camp pour prisonniers de guerre du Vloethemveld, situĂ© Ă  quelques kilomĂštres ISLAMET NAZISME EN FRANCE, 1944. Volontaire tunisien rejoignant la Waffen SS, 1943. Vous savez le fondateur du mouvement nationaliste palestinien, El Hadj Amin El-Husseini, Grand Mufti de JĂ©rusalem, Ă©tait nazi, qu’il avait Ă©tĂ© reçu par Hitler Ă  Berlin en 1941 et qu’il Ă©tait devenu le mufti des musulmans servant sous l’uniforme nazi.
luniforme de la Waffen-SS, l’autre officiant pour le SipoSD), vient de signer un ouvrage remarquĂ© avec un rescapĂ© de la Shoah. Bart De Wever, prĂ©sident de la N-VA, et son frĂšre Bruno, historien respectĂ© et renommĂ©, I l fallait le voir, LĂ©on, le beau LĂ©on, dĂ©poser des bises sur les joues de ses anciens camarades du front de l’Est.
Cetteaffiche s'inspire de la sculpture de Vera Mukhine ['Ouvrier et la kolkhozienne couronnant le pavillon soviĂ©tique lors de l'Exposition universelle de Paris en 1937. 1. CCCP signifie URSS » en russe. CROSSE pounstHE ZU « Oui, FĂŒhrer, nous te suivons ». Affiche de propagande, fin des annĂ©es 1930. Notre dernier espoir : Hitler ». Affiche nazie pour les Ă©lections lĂ©gislatives de
Devançantde quelques jours la publication de sa nouvelle autobiographie Beim HĂ€uten der Zwiebel (En Ă©pluchant les oignons), GĂŒnter Grass, prix Nobel de littĂ©rature 1999, a créé la sensation en rĂ©vĂ©lant, dans un entretien accordĂ© au Frankfurter Allgemeine Zeitung le 11 aoĂ»t 2006, qu’il avait servi dans la Waffen-SS Ă  la fin de la seconde guerre mondiale, contrairement
rabat 1] Les directeurs d’ouvrage travaillent au Centre de recherche d’histoire quantitative de l’universitĂ© de Caen. Jean-Luc Leleu, ingĂ©nieur de recherche et spĂ©cialiste de l’histoire politique et militaire de l'Allemagne nationale-socialiste, a publiĂ©, entre autres, La Waffen-SS, soldats politiques en guerre (Perrin, 2007), qui a obtenu le prix d’histoire militaire du

Affichede recrutement pour la Waffen SS. La langue des pays occupés était généralement ajouté dans le bloc rouge au bas de l'affiche. affiche de rcrutement de la Waffen SS affiche de rcrutement de la Waffen SS pour

\n affiche de recrutement pour la waffen ss
Voilà j'ai quelques petites interrogations : je suis une femme, et j'hésite encore à rentrer dans l'armée (sous-officier/officier juriste) ou seulement dans la réserve, seulement je ne suis pas trÚs grande, je fais 1m55. A chaque RDV, mon CeR me dit qu'il me serait strictement impossible de rentrer dans l'armée à moins de 55kg (ce qui
QJHtSE6.